Asli Erdogan, le cri des mots

Asli Erdogan revient à Genève. Le 10 mars, l’écrivaine turque sera à la Maison de Rousseau et de la littérature pour une rencontre publique. Elle retrouvera alors un quartier qu’elle connaît bien, la Vieille-Ville et ses rues pavées qui serpentent. Dans les années 1990, elle aimait s’y perdre avant de retrouver la toute petite chambre où elle vivait, après ses longues journées passées au CERN, elle, la jeune physicienne atomique qu’elle était alors, l’une des rares femmes à être acceptées au cénacle de la recherche internationale.

https://www.letemps.ch/culture/asli-erdogan-cri-mots

Turquie: Asli Erdogan, la voix des prisonniers politiques

La lumière et l’ombre habitent le quotidien de la romancière et opposante turque Asli Erdogan qui, en mars, publie son tout premier roman, L’homme coquillage (Actes Sud, sortie prévue le 5 avril au Québec), alors que reprend au même moment son procès à Istanbul pour tentative de déstabilisation de l’État. Asli Erdogan a été arrêtée en août 2016 après le coup d’État manqué en Turquie et détenue pendant quatre mois et demi. En cause ? Certaines de ses chroniques (à retrouver dans le recueil Le silence même n’est plus à toi, chez Actes Sud également) et son rôle de conseillère pour le quotidien kurde Özgur Gündem. En liberté conditionnelle depuis un peu plus d’un an, elle a quitté la Turquie. Rencontre avec une auteure qui nous berce d’une écriture chaude, envoûtante, sensuelle dans ce roman de jeunesse, un style qui contraste avec la noirceur de son présent.

https://www.ledevoir.com/monde/europe/521743/asli-erdogan-la-voix-des-prisonniers-politiques

Dieses Gefühl, sein Land zu verlierenAslı Erdoğan im Gespräch mit Leïla Slimani

»Vertriebene sind wir, Verbannte. Und kein Heim, ein Exil soll das Land sein, das uns aufnahm …. Ach, die Stille der Stunde täuscht uns nicht!« Dieser Auszug aus einem Gedicht
stammt von Bertolt Brecht, entstanden in seinem erzwungenen Exil in den USA. Es ist bekannt, wie sehr dieser deutsche Dichter darunter litt, nicht im Land seiner Sprache sein zu können.

https://www.litprom.de/media/taz_3_2018_final.pdf?fbclid=IwAR13F51fiR3-GGX9AGw5naDTD1kqMpSiu-hvVdKBQLNGbnLwUn1gMdQsZHs

Asli Erdogan : “Aujourd’hui, en Turquie, je suis officiellement désignée comme une traîtresse”

Est-ce son écriture poétique, presque hallucinée ? Ou son obstination indomptable à s’élever, dans ses romans comme dans ses articles, contre les hontes de son pays : la torture, l’oppression des Kurdes, les violences faites aux femmes, le génocide arménien ? Grande voix de la littérature turque, physicienne de formation, Asli Erdogan dérange. Qui a lu Le Bâtiment de pierre, roman magnétique et incantatoire sur la prison, ou La Ville dont la cape est rouge, récit autobiographique de ses années d’errance morbide au Brésil, reste à jamais marqué par son écriture libre, intrépide, à fleur de peau. Pour museler sa parole, un matin d’août 2016, des policiers armés et cagoulés ont fait irruption dans son appartement stambouliote. 

https://www.telerama.fr/livre/asli-erdogan-aujourdhui,-en-turquie,-je-suis-officiellement-designee-comme-une-traitresse,n5499131.php