L’écrivaine turque Asli Erdogan, poursuivie pour propagande en faveur des rebelles kurdes, dénonce la nature “totalement autoritaire” du pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan. “Même un murmure est devenu dangereux.”
Mia unica patria, la lingua
Le brillano gli occhi quando le dico “Questo mondo è anche il nostro!”, e con una voce mite e nello stesso tempo ribelle mi dice “Che bella frase. Si, è anche nostro questo mondo!” Nei suoi 50 anni di vita si è sempre sentita estranea, anche nel suo paese di origine, la Turchia, e anche nel mondo della letteratura. Solo in carcere dice di non essersi sentita da sola. E solo alla sua madre lingua si sente legata. Aslı Erdoğan ha passato più di quattro mesi in carcere nel 2016, con l’accusa di “fare propaganda terroristica” per aver fatto parte del comitato consultivo di “Özgür Gündem”, il giornale filocurdo chiuso su ordine del tribunale ad agosto 2016.
Asli Erdogan et Kamel Daoud : destins croisés entre langue, fiction et engagement
Au milieu de considérations sur la littérature, Asli Erdogan rappelle le danger qui guette écrivains et journalistes turcs. A ses côtés, Kamel Daoud raconte son rapport jouissif à la littérature, allocution savamment travaillée aux allures de punchlines. Ce que tous deux ont en commun ? Leur engagement, à la fois poétique et politique.
Asli Erdogan : “Ce sont toujours les traumatismes qui parlent dans votre premier roman”
Invitée de “Livre Paris 2018”, la romancière et journaliste turque Asli Erdogan publie en français son premier roman “L’Homme coquillage”. Exilée à Francfort, elle est accusée de “propagande terroriste” et encourt la “réclusion aggravée” en Turquie. Un entretien entre littérature et politique.
https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-culture/asli-erdogan
Asli Erdogan : l’amour en noir et blanc
« Je vais vous raconter l’histoire de l’homme coquillage, l’histoire d’une île tropicale, d’un amour éclos dans les marécages du crime, de la torture et de la violence, un amour aussi âpre que le terreau qui l’a vu naître. » Voilà, enfin traduit en français, le premier roman d’Asli Erdogan. Une histoire forte et rebelle, lucide et libre, ironique et sans tabous, sensuelle et universelle, un roman intense au style fluide et parfois très poétique, qui paraît à point nommé pour se souvenir que derrière le porte-drapeau et symbole de résistance au régime turc de son homonyme Erdogan, il y a une écrivaine. Une écrivaine qui vit en exil depuis six mois à Francfort, sous la menace d’un jugement sans cesse reporté.
https://www.lepoint.fr/livres/asli-erdogan-l-amour-en-noir-et-blanc-15-03-2018-2202828_37.php

